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Jour de la Victoire des Alliés sur le nazisme 8 Mai 1945 – Cérémonie du Régiment Immortel à Paris

Hommage à André Dewavrin, Colonel Passy, fondateur du BCRA et proche collaborateur du général de Gaulle. Les Camarades russes et ukrainiens au cimetière ancien de Neuilly sur Seine avec les drapeaux

Syrie et Pologne, drapeaux soviétiques de la Victoire et monument du Partisan Soviétique au Père Lachaise

Par Monika Karbowska

Le 8 mai 2022 des citoyens vivant à Paris ont rendu hommage aux Résistants Français, aux Combattants de la France Libre, aux Combattants Soviétiques, Tchécoslovaques, Polonais, Arméniens qui nous ont libéré du nazisme le 8 mai 1945 ainsi qu’aux victimes de la barbarie nazie.

Nous restons unis pour la Paix et les Droits Humains et le respect de la Charte des Nations Unies!

Drapeau français avec Croix de Lorraine et drapeau soviétique pour Claude Bouchinet-Serreulles avec les camarades russes et ukrainiens au cimetière ancien de Neuilly sur Seine

Hommage à Claude Bouchinet Serreulles, Compagnon de la Libération, aide de camp et proche collaborateur du général de Gaulle, successeur de Jean Moulin à la tête de la Délégation du Comité Français de Libération Nationale, ensemble avec son ami Jacques Bingen.

Claude Bouchinet -Serreulles en 1943, après son parachutage en France. photo de faux papiers. Il a alors 31 ans.

Claude Bouchinet est né le 26 janvier 1912 à Paris (17e). Son père est administrateur de Sociétés. Il fait ses études au collège Stanislas. Licencié en droit, diplômé de l’école des Sciences politiques, il fait son service militaire à l’Ecole de cavalerie de Saumur en 1934, d’où il sort sous-lieutenant.

Il est en 1937 adjoint à l’attaché commercial à l’Ambassade de France à Berlin. Mobilisé en 1939, il est lieutenant à l’Etat-major de la Mission française de liaison auprès du corps expéditionnaire britannique.

Devant l’atmosphère défaitiste du Grand Quartier général replié à Vichy, il abandonne son poste le 17 juin 1940 et, parvenu à Bordeaux, embarque sur le Massilia à destination du Maroc. Puis Claude Bouchinet embarque avec son épouse Janine RAYNAUD clandestinement sur un bateau de troupes polonaises pour l’Angleterre.

Janine RAYNAUD-BOUCHINET travaillera au Service Presse du Comité National de La France Libre.

Il s’engage le 23 juillet 1940 dans les Forces françaises libres sous le nom de Serreulles (nom de jeune fille de sa mère). Ami d’enfance de Geoffroy de Courcel, ce dernier lui demande de le rejoindre au cabinet du général de Gaulle où il est affecté comme aide de camp de juillet 1940 à octobre 1942. Sur sa demande, il obtient d’être reversé au Bureau central de Renseignements et d’Action (BCRA) et, à partir d’octobre 1942, commence la préparation de sa mission en France.

En février 1943, il est mis à la disposition de Jean Moulin pour occuper, sous son autorité, un poste d’adjoint. Déposé par une opération aérienne dans la nuit du 15 au 16 juin près de Mâcon, il arrive à Lyon le matin même et rencontre Jean Moulin qui, après l’arrestation du général Delestraint, le destine à s’occuper des questions militaires.

Il échappe au coup de filet de Caluire. Dès le 22 juin, il assure l’interim de Jean Moulin et rend compte par câble au général de Gaulle des arrestations de Caluire. Il contribue à maintenir le Conseil national de la Résistance comme organe supérieur de la Résistance et donne une cohésion à l’ensemble des mouvements qui le constitue. Il est rejoint le 15 août 1943 par Jacques Bingen avec qui il partagera désormais les responsabilités de l’intérim de la Délégation générale.

Jacques Bingen, Compagnon de la Libération, proche de Jean Moulin et ami de Claude Bouchinet-Serreulles avec lequel il s’évade de France et du Maroc vers l’Angleterre dès juin 1940. Il fut le responsable des affaires non militaires au BCRA et est parachuté en France le 16 août 1943 afin de prendre la succession par intérim de Jean Moulin ensemble avec Claude Bouchinet Serreulles. Après le rappel de celui-ci à Londres en mars 1944, Jacques Bingen est arrêté le 11 mai 1944 à Clermont Ferrand suite à une infiltration de l’Abwehr. Il s’évade, essaye de fuir, est repris et se suicide avec sa pilule de cyanure. Son corps n’a jamais été retrouvé.

« Cela fait 53 ans qu’il a disparu… et tous les jours je me rends compte que j’en suis inconsolable ». – Claude Bouchinet Serreulles témoigne dans le livre de Goerges Marc Benamou, « C’était un temps déraisonnable », publié en 1999.

https://www.babelio.com/livres/Benamou-Cetait-un-temps-deraisonnable/222874

L’action de la Délégation comprend la coordination des forces de la résistance, notamment dans les domaines de la lutte contre la déportation, en dirigeant les jeunes Français réfractaires au STO vers les maquis, et dans celui de la décentralisation des actions militaires à venir par l’installation d’un délégué militaire régional (DMR) désigné par Londres dans chaque région.

Les efforts en vue d’unifier toutes les formations militaires de la Résistance (Armée Secrète, FTP, ORA, etc.) aboutissent à la création, en février 1944, des Forces françaises de l’Intérieur (FFI). Dans l’hiver 43-44, l’action élargie de la délégation générale s’étend à la mise sur pied, sur tout le territoire, des Comités départementaux de la Libération.

Dans la nuit du 3 au 4 mars 1944, Serreulles quitte la France par avion Lysander pour Londres et Alger, afin de rendre compte au général de Gaulle de l’évolution de la situation depuis neuf mois. Dès les premiers jours d’avril, il gagne Londres muni des instructions du Général pour Alexandre Parodi nouvellement nommé délégué général. Mais, il ne peut rejoindre la France que le 15 août 1944, parachuté près de Mâcon.

Il partage alors avec Jacques Maillet la mission de mettre en place dans les régions de la Zone sud et d’Aquitaine les nouvelles autorités. Il regagne Paris le 13 septembre 1944 par voie aérienne, des combats se poursuivant sur la Loire. Nommé commissaire de la République en mission, il devient en octobre 1944, directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur, Adrien Tixier.

En mars 1945, il est nommé membre de la délégation française à la Conférence constitutive des Nations Unies à San Francisco. En juillet 1946, Claude Bouchinet-Serreulles est secrétaire général adjoint de la Conférence de la Paix à Paris. En 1947, il est secrétaire général du Comité européen de coopération économique (Plan Marshall). En poste à l’OECE (1948-1951), il est ensuite administrateur de sociétés.

Membre dConseil de l’Ordre de la Libération depuis juin 1969. Claude Bouchinet-Serreulles est décédé le 8 décembre 2000 à Neuilly-sur-Seine.

• Grand Officier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 30 mars 1944
• Croix de Guerre 39-45

Mémoires

• Nous étions faits pour être libres. La Résistance avec de Gaulle et Jean Moulin, Paris, 2000

https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/claude-bouchinet-serreulles

https://www.grasset.fr/livres/nous-etions-faits-pour-etre-libres-9782246517115

Notre délégation au Cimetière Ancien de Neuilly sur Seine
Hommage à André Dewavrin – colonel Passy, fondateur du BCRA et plus proche collaborateur du général de Gaulle. Le BCRA Bureau Central de Renseignement et D’action était responsable du renseignement sur l’ennemi nazi en France, crucial pour défendre l’Angleterre de l’invasion nazi puis pour préparer la libération de la France.
Le BCRA organisait aussi en lien avec le Special Operation Executive anglais le parachutage d’armes, d’agents de renseignements, de saboteurs et l’évacuation de Résistants qui venaient à Londres. C’était le lien avec la France occupée.

André DEWAVRIN , Colonel Passy – fondateur du BCRA

André Dewavrin est né le 9 juin 1911 à Paris (16ème) dans une famille d’industriels. Il fait ses études secondaires au Collège Stanislas puis au lycée Louis-le-Grand. Polytechnicien, de la promotion 1932/1934, il choisit, à sa sortie, le Génie. Il est également licencié en droit.

Lieutenant au 4ème Régiment du Génie à Grenoble, il est ensuite, en 1938 et 1939, professeur adjoint de fortification à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr.

Après la déclaration de guerre, il commande la 12ème Compagnie d’Electromécaniciens à l’Etat-major général à Meaux puis il entre à l’Etat-major du Génie de la 9ème Armée à Verviers. En avril 1940, il est commandant du Génie du Corps Expéditionnaire français en Norvège. De retour de Narvik avec la division du général Béthouart il débarque à Brest, le 17 juin 1940, et rembarque aussitôt avec l’ensemble de la Division pour l’Angleterre.

Installé dans un camp britannique, le capitaine Dewavrin, ayant entendu parler du général de Gaulle, se présente à Londres, à Saint Stephen’s House, à l’Etat-major des Forces Françaises Libres à la fin du mois de juin. Il se place sous les ordres du général de Gaulle qui le charge de la direction du 2e et du 3e Bureau. André Dewavrin doit alors organiser un service de renseignements, au départ sans argent ni moyens de communications.

Sous le pseudonyme de « Passy », avec le titre de chargé de mission de 1ère classe du Commissariat à l’Intérieur il met sur pied, avec son adjoint André Manuel, le Service de Renseignements (SR) des Forces Françaises Libres qui devient le Bureau Central de Renseignements et d’Action Militaire (BCRAM) puis le BCRA. Grâce à l’impulsion que le lieutenant-colonel Passy donne à cet organisme, la France Libre peut porter à son crédit une masse considérable de renseignements militaires et civils sur la situation et l’action de l’ennemi en France.

En février 1943 le colonel Passy accueille à Londres le général Delestraint, chef de l’Armée Secrète et Jean Moulin, de retour de France. Il assiste à l’émouvante remise de la Croix de la Libération à ce dernier dans le salon de la maison d’Hamstead des mains du général de Gaulle. A cette cérémonie n’assistent, outre le colonel Passy, que le général Delestraint, Pierre Billotte, André Philip et André Manuel.

Au même moment, André Dewavrin sollicite et obtient une mission en territoire occupé qui durera six semaines. Eu égard à sa qualité de chef des Services de Renseignements de la France Libre, l’obtention de cette mission est probablement un fait unique dans les annales des services secrets. Le départ de la mission « Arquebuse », pseudonyme de Passy, a lieu le 26 février 1943. Accompagné, à sa demande et pour bien montrer que les services français et britanniques fonctionnent ensemble et dans un même but, de l’officier britannique Yéo-Thomas, le lieutenant-colonel Passy est parachuté dans la région de Rouen avec pour mission de faire connaître sur le plan civil et militaire les directives du général de Gaulle dans l’ancienne Zone Nord en collaboration avec le chef de la mission « Brumaire » (Pierre Brossolette), parachuté un mois auparavant, et Rex (Jean Moulin). Pierre Brossolette est alors un ami proche d’André Dewavrin et son adjoint au BCRA.

Ayant retrouvé Brossolette à Paris, il rencontre avec lui les principaux responsables des différents réseaux et mouvements de la zone nord ainsi que des responsables politiques. Malgré les recherches particulièrement acharnées de la Gestapo à laquelle il échappe plusieurs fois de justesse, il ne cesse son activité, apportant une contribution inappréciable à l’organisation tant civile que militaire de la Résistance.

Après son retour à Londres toujours en compagnie de Brossolette, le 16 avril 1943, il remet au général de Gaulle un très long rapport sur les contacts pris et les résultats obtenus.

Le 27 juin 1943, le colonel Passy se rend à Alger pour prendre la Direction Technique de la Direction Générale des Services Spéciaux (DGSS), résultat de la fusion du BCRA avec les Services Spéciaux du général Giraud.

Pierre Brossolette, son ami, est arrêté le 3 février 1944 en tentant de quitter la France par bateau, en compagnie du délégué général nouvellement nommé, Emile Bollaert. Incarcéré à la prison de Rennes, Pierre Brossolette est reconnu par le Gestapo un mois plus tard. Il est transféré avenue Foch est torturé par la Gestapo. Il se suicide le 22 mars 1944 en sautant du 4ème étage pour ne pas parler sous la torture.

Pierre Brossolette, journaliste et homme politique socialiste, Résistant, ami d’André Dewavrin et son adjoint au BCRA de septembre 1942 à mars 1944.

En février 1944, André Dewavrin quitte la DGSS et devient chef d’Etat-major du général Koenig, Commandant des Forces Françaises en Angleterre et des Forces Françaises de l’Intérieur.

Parachuté le 5 août 1944 dans la région de Guingamp pour assister la résistance bretonne, le colonel Passy, à la tête de 2 500 FFI avec des éléments américains, prend part à la libération de Paimpol qui fera 2 000 prisonniers dans les rangs allemands.

Il revient aux Services Secrets en septembre 1944 et est chargé par le général de Gaulle de diverses missions en Amérique, aux Indes, en Chine et en Indochine. Il rentre en France en mai 1945 pour se voir confier la Direction Générale de la DGER (Direction Générale des Etudes et Recherches, ex-DGSS) puis celle du SDECE (Services de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage).

Il démissionne en février 1946 après le départ du pouvoir du général de Gaulle. Dans ce que l’on a appelé l’affaire « Passy », il se voit accusé injustement de détournement de fonds par le gouvernement et subit plus de 200 jours d’arrêt de forteresse sans obtenir le jugement qu’il demande. Il n’est relâché qu’après l’intervention de son épouse Pascale Féline auprès du premier ministre Georges Bidault. Dans son témoignage de 1997 auprès de Georges Marc Bénamou, André Dewavrin affirme avoir été empoisonné en détention et avoir été sauvé de justesse par l’intervention de sa femme.

https://halldulivre.com/livre/9782221086988-c-etait-un-temps-deraisonnable-les-premiers-resistants-racontent-georges-marc-benamou/

En 1953, il est Ingénieur conseil à la Banque Worms puis, de 1963 à 1972 il est Directeur Général pour les opérations européennes du groupe textile américain D.H.J. et PDG de D.H.J. Industries Europe de 1965 à 1973. De 1967 à 1976, il est P.D.G. des Etablissements Japy. Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, André Dewavrin est également membre du Conseil de l’Ordre de la Légion d’Honneur de 1981 à 1991.

Il est décédé à Paris le 20 décembre 1998.

• Grand Croix de la Légion d’Honneur

Compagnon de la Libération – décret du 20 mai 1943

Croix de guerre 39/45 ( 4 citations )

Médaille de la Résistance

Distinguished Service Order (GB)

Military Cross (GB),  Croix de Guerre norvégienne

PUBLICATIONS :

•Souvenirs t.1. Deuxième Bureau, Londres, Raoul Solar, Monaco 1947
• Souvenirs t.2. 10, Duke Street, Londres (Le B.C.R.A.), Raoul Solar, Monaco 1948
• Missions Secrètes en France, novembre 1942-juin 1943, souvenirs du B.C.R.A…,

André Dewavrin avait 29 ans quand il a été amené à organiser le Service de Renseignement du Général de Gaulle. Il n’a pas fait de carrière politique après la guerre. Il repose avec son épouse Pascale Féline née Pâquerette Guinoiseau, actrice et son fils, Thierry Dewavrin-Passy, né en 1947 et décédé en 1981

photo issue du livre de Pascal Convert « Daniel Cordier, son secrétariat et ses radios », 2018.

Le fils d’André et Pascale Dewavrin-Passy, Thierry Dewavrin Passy a été acteur. Il a joué notamment dans le film « I… come Icare » , thriller politique de Henri Verneuil en 1979
Malheureusement, l’inscription sur la sépulture laisse à penser que Thierry Dewavrin Passy se serait suicidé à l’âge de 33 ans
Hommage au Colonel Passy et à ses proches

Nous nous retrouvons ensemble à 14 heures au Père Lachaise

Rassemblement avec drapeaux et chansons devant le cimetière du Père Lachaise
Beaux portraits de nos ancêtres ayant vaincu le nazisme
Drapeau biélorusse
Drapeau français
Nombreux jeunes au Régiment Immortel
Croix de Lorraine, drapeau russe, drapeau soviétique… Gueorgui Chepelev de l’association France-Russie Mémoire commune nous accueille
Nous sommes 200 à monter la colline du Père Lachaise pour rendre hommage aux Résistants et Combattants ccontre le nazisme

Drapeaux français et soviétiques pour Emmanuel d’Astier qui fut Résistant et député apparenté communiste pendant 13 ans
Nous marchons pour nos Combattants et Résistants
Hommage à Emmanuel d’Astier de la Vigerie, Résistant, fondateur du mouvement Libération Sud et du Conseil National de la Résistance

Emmanuel D’ASTIER DE LA VIGERIE

Fondateur du Mouvement de Résistance Libération – Sud

Emmanuel d’Astier de la Vigerie en 1945
Grande figure de la Résistance, fondateur en 1941 du journal clandestin Libération, puis responsable du mouvement de résistance  » Libération-Sud « , doté d’une forte personnalité, Emmanuel d’Astier de la Vigerie a connu avant 1939 un parcours atypique.

Il est né le 6 janvier 1900 dans une vieille famille aristocratique, dont d’autres membres s’engageront également dans la résistance (ses frères François et Henri ainsi que sa nièce Bertrande). Elève de l’Ecole Navale, mais peu fait pour la vie militaire, Emmanuel d’Astier devient journaliste dans les années 1930 et fréquente les milieux littéraires.


Mobilisé à la déclaration de guerre de 1939, il est d’abord affecté au centre de renseignements maritimes de Lorient, puis au 5° Bureau de l’armée en juin 1940, enfin il est démobilisé après la défaite, en juillet 1940.

N‘acceptant pas la défaite et refusant l’armistice, Emmanuel d’Astier tente à plusieurs reprises, au cours de l’été et de l’automne 1940, de réunir un noyau de quelques personnes décidées comme lui à  » faire quelque chose « . Il contacte d’abord un certain nombre de personnalités, parmi lesquelles André Malraux et Joseph Kessel. Il poursuit sans se décourager sa recherche de bonnes volontés et crée à Cannes puis à Clermont-Ferrand un petit groupe qu’il appelle la  » Dernière Colonne « .


Ce premier noyau, auquel participent Lucie et Raymond Aubrac, ainsi que le philosophe Jean Cavaillès, se lance dans des actions de contre-propagande en placardant dans quelques villes du Sud de la France (Lyon, Clermont-Ferrand, Vichy, Nice, Marseille, Nîmes) des affiches anti-collaborationnistes. Mais février 1941, des colleurs d’affiche sont arrêtés, puis la propre nièce d’Emmanuel d’Astier, Bertrande, et le groupe doit se disperser. Poursuivi en justice, Emmanuel d’Astier entre dans la clandestinité.

Il décide alors, avec le même noyau de résistants, de fonder un périodique clandestin, Libération, dont le premier numéro sort en juillet 1941. Le journal devient l’organe du grand mouvement de résistance  » Libération-Sud  » [ainsi nommé pour le distinguer du mouvement de zone Nord,  » Libération-Nord « ] dont le recrutement s’élargit rapidement aux milieux syndicalistes et socialistes de la zone Sud.

Emmanuel d’Astier prend alors contact avec les dirigeants d’autres mouvements de la zone Sud, Henri Frenay et François de Menthon, dans la perspective d’un rapprochement. Toutefois, à l’automne 1941, si le militaire Henri Frenay et le démocrate-chrétien François de Menthon parviennent à créer le mouvement  » Combat « , d’Astier préfère conserver l’autonomie de  » Libération-Sud ».

Parallèlement, il rencontre des responsables de la France Libre envoyés en mission en France, d’abord Yvon Morandat puis Jean Moulin, délégué du Général de Gaulle depuis le 2 janvier 1942. Il part lui-même à Londres en mai 1942 et s’entretient avec le général de Gaulle, qui le charge d’une mission aux Etats-Unis, celle d’obtenir la reconnaissance de la France Libre auprès de Roosevelt.

De retour en France à l’été 1942, Emmanuel d’Astier revoie à nouveau Henri Frenay, ainsi que Jean-Pierre Lévy fondateur du mouvement  » Franc-Tireur « . Entre temps il a cédé la direction du mouvement Libération Sud à son ami, le journaliste Pascal Copeau.
 

Les trois grands mouvements de la zone Sud se regroupent en janvier 1943 au sein des Mouvements Unis de la Résistance (MUR)*. Emmanuel d’Astier est alors chargé des affaires politiques du Comité directeur des MUR. Entre-temps il effectue plusieurs voyages à Londres, il est finalement nommé en novembre 1943 par de Gaulle commissaire à l’Intérieur au Comité Français de Libération Nationale.

Il oeuvre aussi auprès de Churchill pour l’armement des groupes de Résistance et des maquis par les armées alliées. A la Libération, Emmanuel d’Astier s’engage en politique et est élu député communiste jusqu’en 1958. Il rédige et publie quelques livres de souvenirs, dont les plus connus sont Sept fois sept jours et Les Dieux et les hommes. Emmanuel d’Astier meurt à Paris en 1969.

Bibliographie:
DOUZOU (Laurent), La désobéissance. Histoire d’un mouvement et d’un journal clandestins. Libération-Sud (1940-1944), Paris, Odile Jacob, 1995, 480 page
DOUZOU (Laurent), Notes de prison de Bertrande d’Astier de la Vigerie (15 mars – 4 avril 1941), Edition établie et présentée par Laurent Douzou, Les Cahiers de l’IHTP, n° 25, Octobre 1993.
DOUZOU (Laurent), Souvenirs inédits d’Yvon Morandat, Edition établie et présentée par Laurent Douzou, Les Cahiers de l’IHTP, n° 29, Septembre 1994.
ASTIER DE LA VIGERIE (Emmanuel d’), Sept fois sept jours, Paris, Gallimard, 1961.
ASTIER DE LA VIGERIE (Emmanuel d’), Les dieux et les hommes. 1943-1944, Paris, Julliard, 1952, 188 pages.

Pascal Copeau, journaliste anti-fasciste dès 1928, pionnier de la radio, est un ami proche d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie. Il lui succède à la tête du mouvement de Résistance Libération Sud en septembre 1942. Il oeuvre inlassablement à l’unification de la Résistance avec Jean Moulin et ses successeurs. Député à la Constituante en 1945-46 il fut rapporteur de la Constitution de 1946 dont le préambule est la base de nos droits encore aujourd’hui. Ecartée de la vie politique suite à une campagne de diffamation, il devient le pionnier de la télévision du Maroc indépendant et le créateur de la chaine de télévision France 3.

https://www.historia.fr/pascal-copeau-le-r%C3%A9sistant-tomb%C3%A9-pour-homosexualit%C3%A9

Emmanuel D’Astier de la Vigerie en 1922 (photo de Man Ray)

https://www.librest.com/livres/sept-fois-sept-jours-emmanuel-d–astier-de-la-vigerie_0-613331_9782070202973.html

Avec M. Gérard Chedeville, représentant de la Fondation de la France Libre, Hommage à Daniel Cordier , Compagnon de la Libération et secrétaire de Jean Moulin. et à tous les Résistants et Résistantes du secrétariat.

https://www.ordredelaliberation.fr/fr

Daniel Cordier, Secrétaire de la Délégation Générale du Comité National de la France Libre

Daniel Cordier en 1943

Daniel Bouyjou-Cordier est né le 10 août 1920 à Bordeaux (Gironde) dans une famille de négociants. Il fait ses études dans plusieurs collèges catholiques et milite à l’Action française. Il n’a pas encore 20 ans et attend son incorporation prévue le 10 juillet, lorsque, près de Pau où réside sa famille, il entend l’annonce de demande d’armistice faite à la radio par le maréchal Pétain le 17 juin 1940.

Révolté par ce discours, il décide de continuer la lutte, et rassemble 16 volontaires  avec lesquels il embarque le 21 juin depuis Bayonne sur un navire belge, le Leopold II, pour l’Afrique du Nord. Dérouté vers l’Angleterre, il atteint Falmouth le 25 juin.

Daniel Cordier s’engage avec ses camarades dans la « Légion de Gaulle » le 28 juin 1940. En transit pendant quelques jours à l’Olympia Hall, il y est affecté au Bataillon de Chasseurs alors en formation. Il arrive début juillet à Delville Camp, où il suit un entraînement jusqu’à la fin du mois. Le Bataillon de Chasseurs est ensuite installé à Camberley puis au camp d’Old Dean où Daniel Cordier poursuit sa formation militaire.

Le Bataillon étant dissous, il est affecté à un peloton d’élève officier. Promu aspirant en août 1941, alors que le départ prévu pour le théâtre d’opérations africain ne se concrétise pas, il brûle de passer à l’action et obtient d’être affecté, à l’été 1941, au service « Action » du Bureau central de Renseignements et d’Action (BCRA), c’est-à-dire les services secrets de la France libre à Londres.

Pendant un an, il suit un entraînement spécial dans les écoles de l’Intelligence Service sur le sabotage, la radio, les atterrissages et parachutages. Daniel Cordier, sous le nom de code de Bip W, est parachuté en France près de Montluçon le 26 juillet 1942, comme radio et secrétaire de Georges Bidault, chef du Bureau d’Information et de Presse (BIP), agence de presse clandestine.

A Lyon, le 1er août, il rencontre pour la première fois Rex, alias Jean Moulin, représentant du général de Gaulle et délégué du Comité national français, qui l’engage pour organiser son secrétariat à Lyon. Il met sur pied un état-major clandestin, assisté par Laure Diebold, Hugues Limonti, Suzanne Olivier Lebon, Jean Louis Théobald, Claire Chevrillon, Jacqueline d’Alincourt, Maurice de Cheveigné, François Briant, Tony de Graaf…

En mars 1943, Daniel Cordier organise et dirige à Paris, selon les directives de Jean Moulin, son secrétariat de zone nord. Après l’arrestation de ce dernier le 21 juin 1943 à Caluire, il poursuit sa mission en zone nord comme secrétaire de la Délégation générale en France auprès de Claude Bouchinet-Serreulles, successeur par intérim de Jean Moulin.

A son poste jusqu’au 21 mars 1944, pourchassé par la Gestapo, il s’évade par les Pyrénées. Interné en Espagne, il est de retour en Angleterre fin mai 1944 et est nommé chef de la section des parachutages d’agents du BCRA. Intégré à la Direction générale des Etudes et Recherches (DGER) en octobre 1944, il dépouille, avec Vitia Hessel, les archives du BCRA pour permettre la rédaction, dont se charge Stéphane Hessel, du Livre blanc du BCRA. Chef de cabinet du colonel Passy, directeur de la DGER, il démissionne après le départ du général de Gaulle en janvier 1946.

Après la guerre, Daniel Cordier désire consacrer sa vie à la peinture. En 1956, il ouvre une galerie d’art à Paris et à New York jusqu’en 1964. En 1979, il est nommé membre de la commission d’achat du Centre Georges Pompidou auquel, en 1989, il fait don de sa collection dont une partie se trouve au Musée d’Art Moderne de Toulouse, « Les Abattoirs ».

Depuis le début des années 80, Daniel Cordier s’est fait historien pour défendre la mémoire de Jean Moulin ; abandonnant ses activités artistiques, il se consacre à des recherches historiques sur Jean Moulin dont il publie depuis 1983 une colossale biographie en six tomes.

Daniel Cordier est membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis septembre 2005. En octobre 2017, il est nommé chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération.

Daniel Cordier est décédé le 20 novembre 2020 à Cannes dans les Alpes-Maritimes.

Grand Croix de la Légion d’Honneur

Compagnon de la Libération – décret du 20 novembre 1944

Croix de Guerre 39/45

Membre de l’Ordre de l’Empire britannique.

Publications :

Jean Moulin et le Conseil national de la Résistance, éditions du CNRS, Paris 1983

Jean moulin, l’inconnu du Panthéon, JC Lattès :

T. 1 Une ambition pour la République 1899-1936, Paris 1989 ;

T. 2 Le choix d’un destin 1936-1940, Paris 1989 ;

T. 3 De Gaulle capitale de la Résistance 1940-1942, Paris 1993

Jean Moulin, la République des catacombes, Gallimard, Paris 1999; tome 1 et 2

Alias Caracalla, Gallimard, Paris 2009 

Les Feux de Saint-Elme, Gallimard 2015

 La Victoire en pleurant. Alias Caracalla (1943-1946), Gallimard, Paris 2021

Parmi les jeunes hommes parachutés par le BCRA en France pour servir comme radio opérateur pour le secrétariat de Jean Moulin et pour la Résistance, très peu ont survécu. Plus de la moitié ont été arrêtés, torturés par la Gestapo, déportés en camp de concentration, assassinés. Sur cette photo seuls 3 ont survécu et un seul n’a pas été arrêté (Daniel Cordier). (Photo de couverture du livre de Pascal Convert « Daniel Cordier, son secrétariat, ses radios »)

https://www.decitre.fr/livre-pod/daniel-cordier-son-secretariat-ses-radios-9791026255338.html

Maurice de Cheveigné a 20 ans lorsqu’il réussit à gagner Londres par l’Espagne et à s’engager dans les Forces Françaises Libres. Formé comme opérateur radio par le BCRA il est parachuté en France en mai 1942. Proche ami de Daniel Cordier il travaille pour le secrétariat de Jean Moulin, revient à Londres le 15 juin 1943, repart en mission en France en septembre pour travailler avec Raymond Fassin, Délégué Militaire Régional de la Zone Nord. Arrêté le 4 avril 1944, il est torturé, déporté à Sachsenhausen Oranienburg le 30 août 1944 avec Raymond Fassin et René Bigot. Ses deux amis ne reviendront pas. Il écrit son témoignage de guerre dans les années 80 sur la base d’archives. Ses enfants le publient sur internet dès 1992. Il se suicide en 1992.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_de_Cheveign%C3%A9

http://audition.ens.fr/adc/lug_2010/lug00.html

Des femmes Résistantes ont été les piliers de l’organisation du secrétariat de Jean Moulin. Elles ont été presque toutes arrêtées, torturées par la Gestapo et déportées en camp de concentration.

Laure Diebold, née en 1915, agent de liaison du réseau Mithriade du BCRA puis secrétaire de la Délégation Générale sous Jean Moulin et Claude Bouchinet Serreulles. Arrêtée le 24.09.1943 elle est déportée à Ravensbrück.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Laure_Diebold

https://www.lalibrairie.com/livres/code–mado–mais-qui-donc-est-laure-diebold-mutschler—-enquete_0-1230183_9782917909041.html

Suzanne Olivier Lebon est une organisatrice importante du secrétariat de Jean Moulin à Lyon en 1942-43 à seulement 19 ans. Elle est agent de liaison enrre la zone Nord et Sud du secrétariat après mars 1943. Arrêtée par la Gestapo le 11 juin 1943, torturée elle ne parle pas. Emprisonnée à Fresnes, puis déportée à Ravensbrück elle y subit la torture par expérimentation médicale. Elle survit et est libérée en juin 1945. Elle se marie avec le Résistant Roger Lebon et a trois enfants. Elle décède en 1968 à l’âge de 45 ans seulement.

http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=88585

https://fr.wikipedia.org/wiki/Suzanne_Olivier

Agrégée de Lettres, Anne Marie Bauer s’engage dans la guerre en 1939 comme conductrice de camions et d’ambulances. Dès 1941 elle est membre de Libération Sud, ou elle organise les comités de réception des parachutages, des liaisons et le codage, également pour le secrétariat de Jean Moulin. C’est elle qui accueille Daniel Cordier à son parachutage en France en juillet 1943. Arrêtée le 24 juillet 1943 elle est torturée par Klaus Barbie mais ne parle pas. Elle est déportée à Ravensbrück Nacht und Nebel. Libérée par des partisans polonais en mai 1945, elle ne peut poursuivre de carrière universitaire à cause des séquelles de la torture. Elle a écrit plusieurs livres sur l’horreur des camps.

Officier de la Résistance

Officier de la Légion d’Honneur

Croix de Guerre 1939-45 avec Palme

https://www.sisilesfemmes.fr/2016/11/14/anne-marie-bauer/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne-Marie_Bauer

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-nuits-de-france-culture/anne-marie-bauer-apres-ce-succes-inespere-avec-l-agent-kim-w-c-est-jean-moulin-qui-a-souhaite-que-je-sois-affectee-aux-evasions-1853329

  • La vigie aveugle (poèmes), Paris, 1957
  • La route qui poudroie (récit), Paris, 1959
  • Les oubliés et les ignorés – Claudine dans la Résistance (récit), Paris, 1993
  • Les tambours de nuit, Paris, 1994
Jacqueline Lorne d’Alincourt a 21 ans lorsqu’elle s’engage au Bureau des Opérations Aériennes dirigée par Jean Ayral, proche de Jean Moulin. Elle participe également à l’organisation du secrétariat de Daniel Cordier à Paris (organisation d’appartements, de boites aux lettres, codage). Arrétée le 24 septembre, elle est torturée par la Gestapo mais ne parle pas. Emprisonnée à Fresnes, à Romainville, elle est déportée à Ravensbrück. Elle survit, se marie après la guerre à Pierre Péry, Résistant, rescapé de Buchenwald. Toute sa vie elle témoignera de l’horreur des camps.

Commandeur de la Légion d’honneur

Grand-croix de l’ordre national du Mérite

Croix de guerre 1939-1945 avec palmes

Médaille de la Résistance française

Claire Chevrillon est jeune professeur d’Anglais quand elle s’engage comme agent de liaison au Bureau des Opérations Aériennes de Jean Ayral en septembre 1942. Elle devient en mars 1943 responsable du codage du secrétariat de la Délégation. Elle travaille pour Jean Moulin, Claude Bouchinet Serreulles, Jacques Bingen et Alexandre Parodi à la Libération de Paris. Arrêtée et emprisonnée Fresnes, elle ne doit son salut qu’à l’aide d’un policier résistant et à la solidarité des détenue résistantes.

Médaille de la Résistance Française

https://fr.wikipedia.org/wiki/Claire_Chevrillon

https://www.senscritique.com/livre/Une_resistance_ordinaire/38623749

M. Gérard Chedeville, Fondation de la France Libre
Devant le Monument à la Mémoire des assassinées et torturés dans le camp d’extermination de Mauthausen, nous nous souvenons.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_concentration_de_Mauthausen

Monument de la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes. Sépulture de Frédéric Henri Manhès et Marcel Paul
Né en 1889 Frédéric Henri Mahnès travaille au cabinet du ministre de l’Air Pierre Cot en 1936 et y devient un ami proche de Jean Moulin. Entrée en Résistance dès 1940, il est nommé par Jean Moulin son représentant en Zone Nord déébut 1942. Il est arrêté le 3 mars 1943, déporté à Buchenwald. Il y crée avec Marcel Paul les structures de Résistance du camp, notamment la Brigade Française d’Action Libératrice qui prépare le soulèvement des prisonniers juste avant la Libération par les Alliés pour empêcher l’extermination par les SS et les marches de la Mort. Il est le fondateur de la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes
Marcel Paul, né en 1900 travaille comme ouvrir depuis l’âge de 13 ans et entre au Parti Communiste Français en 1923. Responsable syndical, élu PCF de Paris en 1935, dans la Résistance au sein du PCF il est responsable des sabotages. Arrêté en novembre 1941, emprisonné en France, il est déporté à Buchenwald en mai 1944. Il dirige avec Manhès les structures de Résistance dans le camp. Après la guerre, ministre du général de Gaulle à la Production Industrielle, il organise notamment la nationalisation d’EDF -GDF pour en faire une entreprise modèle du Progrès social.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Paul

Cénotaphe des élus du PCF assassinés par les nazis

Le Parti Communiste Français fut le plus grand parti résistant de France, avec des structures politiques comme le Front National, ses structures militaires comme les Francs Tireurs Partisans, une organisation clandestine efficace et incontournable pour la Libération de la France. Ce fut aussi le mouvement de Résistance qui connu le plus nombre de victimes et la répression la plus féroce: des dizaines de milliers de fusillés, de déportés, de torturés et d’otages.

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sistance_int%C3%A9rieure_fran%C3%A7aise#R%C3%A9sistance_communiste_apr%C3%A8s_1941

https://fr.wikipedia.org/wiki/Francs-tireurs_et_partisans

http://www.pascalconvert.fr/histoire/joseph_epstein/bon_pour_la_legende_film.html

http://classes.bnf.fr/heros/arret/03_4_2.htm

Jozef Epsztejn est un des dirigeants les plus emblématiques de l’internationalisme de la Résistance du Parti Communiste. Juif Polonais issue d’une famille bourgeoise polonophone et patriote, il est né en 1911 à Zamosc dans la même rue ou naquit Rosa Luxemburg une génération plus tôt. Son père soutien l’indépendance de la Pologne en 1918 mais cette Pologne s’avère vite oppressive et antisémite. Jozef Epsztein doit s’exiler à 20 ans en France car il est menacé du fait de son engagement au Parti Communiste polonais KPP. A Bordeaux il étudie le droit puis s’engage dans les Brigades Internationales en Espagne. Il est grièvement blessé puis rapatrié en France. Il aide alors à l’organisation de l’aide militaire pour l’Espagne Républicaine par la compagnie France-Navigation et les contacts syndicaux et politique qu’il possède dans le Sud-Ouest.

Lorsque les nazis attaquent la Pologne il s’engage dans la Légion Etrangère et combat pour défendre la France en mai 1940. Fait prisonnier il s’évade d’Allemagne et revient en France ou il rejoint les FTP. Du fait de son expérience militaire en Espagne et de ses compétences d’organisateur il devient vite chef des FTP pour toute la zone d’Ile de France. Il réorganise les FTP pour en faire une armée clandestine apte à la guérilla urbaine. Cette organisation perdurera jusqu’à la Libération. Proche de Missak Manouchian, chef des FTP -Main d’Oeuvre Immigrée, il est arrêté avec lui le 16 novembre 1943. Torturé, il ne parle pas. Les nazis le fusillent le 11 avril 1944 sans savoir qu’il est Juif, Polonais ni communiste!

La Vie malgré tout. Jozef Epsztejn avec son fils Georges en 1943
Nous nous souvenons des millions de victimes de la barbarie nazie. Nous nous souvenons des 220 000 déportés de France (résistants, otages, raflés) dans les camps de concentrations dont seuls 36 000 survécurent, moins d’un tiers. Nous nous souvenons de plus de 75 000 Juifs déportés de France par le régime de Vichy et exterminés dans les camps dont seuls 2500 survécurent.

Nous n’oublions pas que seul le respect des Droits de l’Homme Universel, le respect de l’inviolabilité du corps, la liberté de l’esprit, des droits politiques et sociaux, le respect de la Charte des Nations Unis sont notre rempart pour que plus jamais cela ne se reproduise.

https://fusilles-40-44.maitron.fr/

https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/cms/content/helpGuide.action?uuid=4f7170c3-b6d8-49f8-a6f0-3641d81a0e61

Hommage aux Combattants et Combattantes polonais: Armée de Sikorski en France, aviateurs polonais dans la Bataille d’Angleterre, agents du SOE et de l’Intelligence Service dans tous les pays d’Europe et spécialement en France, marins polonais qui faisaient secrètement la liaison entre la France, Alger et Gibraltar, soldats de l’Armée d’Anders, Soldats de la 1ère et la 2 ème Armée Populaire Polonaise qui ont libéré la Pologne – les Généraux Berling et Swierczewski avec l’Armée Soviétique ont conquis Berlin. La Résistance intérieure polonaise, organisée, innombrable… AK Armée de l’Intérieure, A Armée Populaire, Bataillons Paysans…
Hommage à tous les Polonais, quel que soit leur lieu et leur opinion, qui ont permis aux Alliés de battre la barbarie nazie et nous ont sauvés

Des Partisans Soviétiques ont combattu en France! Le plus souvent il s’agissait de prisonniers que les nazis ont déporté en France pour le travail dans le Nord Pas de Calais et d’Est annexé. Le combat de Vasyl Poryk est connu dans le Pas de Calais. Le jeune soldat soviétique a commandé un bataillon FTP et a été fusillé le 22 juillet 1944 à Arras.
 https://www.initiative-communiste.fr/…/vasyl-poryk-un…/
https://maitron.fr/spip.php?article174212
https://editionsdelga.fr/produit/quand-lespoir-venait-de-lest/#:~:text=Le%20pr%C3%A9sent%20ouvrage%20permettra%20au,la%20Lib%C3%A9ration%20de%20la%20France.
Hommage aux Citoyens Soviétiques qui ont vaincu le nazisme
Ils veillent sur nous pour nous donner l’Esprit de Résistance pour aujourd’hui

Ma bibliothèque Résistante

mémoires de Claude Bouchinet Serreulles, de Marie Madeleine Fourcade, de Claire Chevrillo,, de Maurice de Cheveigné, de Brigitte Friang, Biographie de Pascal Copeau et biographie des radios et secrétaire de l’équipe de Daniel Cordier autour de Jean Moulin, Michael Foot et son histoire du SOE en France.
1 million de personnes à la Marche du Régiment Immortel de Moscou le 9 mai 2022

Nous ne sommes pas seuls. Nous allons dénazifier l’Europe…

Une réponse à « Jour de la Victoire des Alliés sur le nazisme 8 Mai 1945 – Cérémonie du Régiment Immortel à Paris »

  1. […] Citoyens russes, ukrainiens et polonais au cimetière ancien de Neuilly, le 8 mai 2022 Jour de la Victoire des Alliés sur le nazisme 8 Mai 1945 – Cérémonie du Régiment Immortel … […]

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